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La Problématique De L'adéquation

Formation-Emploi

Mode d'insertion et trajectoires professionnelles
des diplômés des sciences exactes  et de la technologie

sous la Direction
Djamel FEROUKHI

 Formation emploi                                                                                                                       

Note introductive: Pr. Mohamed Yassine Ferfera

La dynamique économique des années 60 et 70 ouvrait de très larges perspectives au détenteur d'un diplôme universitaire dans un contexte de pénurie de main d'œuvre qualifiée. Les nouveaux bacheliers avaient toute la latitude de s'inscrire dans la filière de leur choix: le parcours universitaire était tout tracé et bien connu, y compris dans les débouchés. La profession était, en effet, conditionnée par la détention d'un type précis de diplôme. La relation entre le système d'éducation et de formation et les besoins de l'économie était du type "adéquationniste" et cette démarche a servi d'élément de planification de la main d'œuvre dont la société avait besoin. Les référentiels des métiers étaient suffisamment précis et les cursus scolaires et universitaires aboutissaient aux différents postes de travail plus ou moins clairement affichés.

Jusqu'au milieu des années 80, le monde de l'économie et le système éducatif semblaient évoluer en parfaite harmonie. La crise économique qui s'en suivit et la croissance exceptionnelle de la démographie estudiantine vont bouleverser les données et on assiste depuis cette date-là à un décalage grandissant entre la sphère de la production et l'institution scolaire et universitaire.

Le travail présenté ici a été initié, animé et dirigé par Djamel Feroukhi à un moment où les responsables du secteur de l'enseignement supérieur ont commencé à prendre conscience du décalage croissant entre le nouveau schéma d'organisation de l'économie algérienne et un modèle de fonctionnement de l'enseignement supérieur ne répondant apparemment plus aux nouvelles exigences de la société. De tels malaises ne sont ni nouveaux ni spécifiques au seul secteur de l'enseignement supérieur et les réponses qui y ont été apportées par le passé ont généralement consisté à y répondre par une modification ou une réforme des programmes enseignés et la tendance était alors relativement forte à ce moment-là de reconduire cette démarche pour faire face à la nouvelle situation.

Il est clair que les limites d'une telle démarche pour répondre à une crise structurelle grave dans la mesure où une réforme viable exige que l'on modifie non seulement les questions de la formation (programme, dispositifs de certification, etc), mais également l'organisation du marché du travail.

En effet, si l'on ne se préoccupe pas simultanément des deux termes de l'équation- le marché de l'emploi et la formation- les tentatives de réformes risquent de n'avoir qu'un impact limité sur le comportement des jeunes ou des entrepreneurs, ou même d'élargir l'écart entre niveau et type de formation et emploi : les expériences passées tant au niveau national qu'international le prouvent très largement.

D'un autre côté, une telle entreprise exige un minimum de données relatives au fonctionnement du système d'éducation et de formation, sur les nouvelles stratégies des entreprises, et l'esquisse de quelques scénarios de développement économique et social sur le moyen et le long termes qui, malheureusement, faisaient grandement défaut à ce moment-là de la réflexion.

Face à cette situation, il était nécessaire et urgent de contribuer au débat en lançant une étude sur le devenir, sur le marché du travail, des diplômés de l'enseignement supérieur et leur cheminement sur le marché du travail, plus particulièrement concernant les deux domaines d'études particuliers que sont les sciences et la technologie . Cette initiative d'alors ne constituait nullement une fin en soi. Plus qu'un aboutissement plein de certitudes, le résultat auquel elle a abouti constitue d'avantage l'amorce d'une réflexion autour d'une problématique qui demeure encore d'une brûlante actualité.

Puisse ce travail contribuer à ouvrir la voie à d'autres travaux encore plus approfondis ?


 Sommaire

Présentation

Introduction

Chapitre I :
Insertion professionnelle des sortants du système de formation supérieur : origine, méthodologie et problème

Chapitre II :
Échantillon et démarche de l'enquête

Chapitre III :
Efficacité interne de l'enseignement supérieur à travers quelques indicateurs élaborés à partir de l'enquête d'insertion.

Chapitre IV :
Accès à un premier emploi

Chapitre V :
Trajectoires professionnelles

Chapitre VI :
Caractéristiques de l' emploi (dernier) occupé

Chapitre VII :
Mobilité sectorielle

Chapitre VIII :
Adéquation formation-emploi : cas des licences d'enseignement

Chapitre IX :
Modèles de recherche d'emploi des diplômés de l'enseignement supérieur

Chapitre X :
Planification de l'enseignement supérieur, marché du travail et mécanismes d'adaptation

Conclusion :
L'option scientifique et technologique : les limites du modèle actuel

 

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