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La portée des projets urbains récents pour la grande ville algérienne. une lecture à partir d’Annaba

 

Sassia SPIGA
Djamel-Eddine GUESSOU

 

Résumé

Implanter des projets structurants dans la ville existante, de nouveaux pôles de croissance qui en sont de plus en plus éloignés, sont les marqueurs d’une action publique qui se redéploie en faveur des plus grandes villes algériennes. Les programmes que ces projets apportent, répondent à l’ambition implicite de confirmer certaines dans leur rayonnement, de visibiliser d’autres à l’échelle méditerra-néenne. C’est dans cette logique que s’inscrit l’action politique pour le développement d’Annaba. De proche en proche, cette ville change d’échelle, son périmètre de croissance s’élargit aux communes limi-trophes où se consolident de «nouvelles périphéries», aux autres co-mmunes de sa wilaya ciblées pour de nouveaux projets d’urbanisation.
Annaba semble ainsi à la charnière d’une nouvelle phase de croi-ssance où s’amorce, à une échelle infrarégionale, la construction d’une aire métropolitaine qui la distingue de Constantine, tournée, à présent, vers la ville existante. Se pose alors la question de la portée des nou-veaux projets pour le devenir de la capitale industrielle de l’Est algé-rien, voulu métropolitain.
La grille de lecture construite, en croisant dynamique urbaine et nature des projets consentis, montre la nécessité de revoir à la baisse les ambitions de porter cette ville au rang des villes internationales. Initialement dotée des mêmes atouts que les villes portuaires de la rive nord de la Méditerranée, Annaba, victime du gigantisme du projet industriel, a ployé sous l’effet d’un processus d’évolution qui l’a tiré vers le bas.

 

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